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  • Pourquoi la démographie est-elle presque toujours absente des campagnes électorales ?

    0  -  Catégories :  Débats
    Par INES CUSSET, publié le samedi 27 mai 2017 15:03 - Mis à jour le samedi 27 mai 2017 15:03
    La démographie en Europe ne laisse pas d'être inquiétante. N'était un solde migratoire positif, la population européenne reculerait. Le point sur les bons et les mauvais élèves.
  • Ubériser la justice ? l'arbitrage en ligne pour les litiges du quotidien

    Catégories :  Débats
    Par INES CUSSET, publié le jeudi 25 mai 2017 05:40 - Mis à jour le jeudi 25 mai 2017 05:43
    I. Présentation du concept eJust II. Les avantages d’un tel concept III. Vers une robotisation de la justice ?
  • L’Europe et les énergies renouvelables de la mer

    Catégories :  Débats
    Par INES CUSSET, publié le dimanche 23 avril 2017 12:21 - Mis à jour le dimanche 23 avril 2017 12:24

    Le compte-rendu a été rédigé par Bastien Richard

    Les Enjeux internationaux — Thierry Garcin — 27 janvier 2017

    intervenant : Thierry Kalanquin : directeur de la Division Energies et infrastructures strategiques de la DCNS (Direction des constructions navales)

    les mots clés : DCNS — éolien — Europe — hydrolien — usine marémotrice de la Rance

    Plan :
    I/La mer, une source d’énergie au potentiel démesuré
    II/L’exploitation de la mer est déjà en marche
    III/Quelle place pour la France et ses entreprises pionnières ?

    L’exploitation de la mer est au centre de toutes les attentions. Les Etats y voient un enjeu stratégique et une manière de s’émanciper de toute dépendance énergétique tandis que les compagnies « traditionnelles », qu’elles soient pétrolières ou gazières, y voient là leur futur.

    Et pour cause, le potentiel énergétique de la mer est tout simplement faramineux pour deux raisons principales. La première tient au fait que la mer est la plus grande réserve énergétique au monde. Elle est traversée continuellement par des vagues, des courants ou encore du vent qui sont à même, s’ils étaient exploités pleinement, de couvrir de loin tous les besoins énergétiques de la planète. La deuxième tient au fait qu’il est de plus en plus difficile, sur la terre ferme, d’implanter des sites de production d’énergies renouvelables en raison des impacts environnementaux et de la forte densité de population. Le deuxième atout de la mer est sa surface.

    Il existe d’ores et déjà des technologies d’exploitation de l’énergie maritime. Ainsi la France a été pionnière en la matière dans les années 1960 avec la construction de l’usine marémotrice de la Rance. Ensuite l’éolien marin est de loin la technologie marine la plus répandue. L’existence de la technologie a rendu plus aisé son développement en mer. Ce développement est aussi dû au meilleur rendement des éoliennes en mer, grâce à un vent plus constant et plus puissant, mais également à l’espace bien plus importante que sur terre qui permet de construire des installations bien plus grandes en taille. De nouvelles technologies voient désormais le jour comme l’hydrolien, de gigantesques turbines placées sous l’eau afin d’exploiter l’énergie des courants, ainsi que les ETM, implantées essentiellement dans les eaux tropicales, qui exploitent la différence de température entre eau de surface et eau de profondeur à la manière de nos pompes à chaleur. Enfin, l’exploitation de la houle est un domaine prometteur qui a l’avantage de se situer près des côtes, c’est-à-dire près du lieu de consommation, réduisant ainsi les problèmes liés au stockage et au transport d’énergie.  En effet, aujourd’hui plus de 80% de la population mondiale vit à moins de 200 kilomètres des côtes, cet enjeu est donc crucial.

    La France et ses entreprises pionnières, en particulier la DCNS, se veulent pionnière en la matière. La DCNS a ainsi pour objectif d’être dans les leaders mondiaux dans le domaine à horizon de 20 ans. Les technologies de la mer s’inscrivent dans la lignée des activités actuelles du groupe DCNS, cette filiation technologique incite le groupe à persévérer dans cette voie. Cependant le prix à payer est lourd car les investissements sont à la fois très importants et à envisager sur le long terme. Ainsi, la DCNS a déjà investi plus de 150 millions d’euros en recherche et développement pour les énergies en mer. Ce sont de surcroît des technologies complexes et de grandes structures. Une éolienne en mer représente une moitié de tour Eiffel et pèse plusieurs milliers de tonnes. Une centrale hydrolienne pèse également plus de 1000 tonnes et fait la hauteur d’un immeuble de 7 étages.
        
    quelques compléments :

    Inaugurée par Charles de Gaulle le 26 novembre 1966, l’usine marémotrice de la Rance, située près de Saint-Malo, est une prouesse technologique pour l’époque qui marque l’avance de la France dans ce domaine. Cette usine fut l’usine marémotrice la plus puissante du monde de son achèvement jusqu’en 2011, détrônée par une usine en Corée du Sud.

    Quelques chiffres sur la production mondiale d’électricité. Les énergies renouvelables représentent aujourd’hui 20% de l’énergie mondiale produite. L’énergie marine ne représente que 0,01% de la production d’énergies renouvelables. L’Europe est incontestablement leader dans le domaine puisque 90% de l’énergie marine est produite en Europe.

    Le groupe DCNS est un fleuron de l’industrie française et un des leaders mondiaux de la technologie navale militaire qui essaye désormais d’étendre son champ d’action à des activités privées.
     

    un avis bref sur la qualité de l’émission :
    Emission très intéressante sur un sujet d’avenir qui cependant ne rend pas assez compte à mon goût des enjeux que cela implique sur la scène internationale.

    https://www.franceculture.fr/emissions/les-enjeux-internationaux/energies-leurope-et-les-energies-renouvelables-de-la-mer

  • Histoire du populisme nord-américain

    Catégories :  Débats
    Par INES CUSSET, publié le dimanche 5 mars 2017 12:24 - Mis à jour le dimanche 5 mars 2017 12:26

    cette chronique a été rédigée par Marie Gannac

    Les enjeux internationaux — 10 janvier 2017

    Tamara Boussac : angliciste et spécialiste des Etats-Unis

    PLAN

    • Définition du populisme
    • Histoire du populisme aux Etats Unis
    • Analyse du programme social de Trump
    • Analyse du slogan « America first »

     

    mots clés: Trump, populisme, programme social de Trump, histoire des Etats-Unis, America first, Obama Care, Medicare, xénophobie, chômage 

    Le populisme est une notion-valise. Le mot peut raisonnablement s’employer à l’égard (ou à l’encontre) du nouveau président américain, comme il s’applique à des pays européens. Volonté de représenter le peuple, réponses simplistes à des questions complexes, esprit anti-système et anti-élites, culte du chef, instrumentalisation du thème du déclin, exploitation des peurs collectives, etc., ces ressorts sont bien connus.

    Le  mot populisme aux Etats-Unis a désigné en premier le mouvement fermier anti-monopole de la fin du XIXe siècle. Il s’agissait d’un mouvement anti-élites implanté dans les états du sud.

    Avant la Seconde Guerre Mondiale, il désigne une volonté d’émancipation sociale qui se traduit par une demande croissante d’intervention de l’Etat pour protéger les classes populaires méritantes.

    Mais après la Guerre, la signification s’inverse profondément, les populistes (qui appartiennent désormais la droite américaine) critiquent l’action de l’Etat fédéral qui ruine le pays dans l’intérêt des « plus faibles ».

    En ce qui concerne Trump, c’est la mobilisation de la classe moyenne blanche déclassée qui lui a permis l’accès au pouvoir grâce à sa promesse de sauvegarder les emplois industriels. L’opinion européenne tend - en ce moment - à oublier la nature le programme social de Trump. Il soutient les programmes Medicare (assurance santé) et Social Security (retraite) car ils protègeraient les « vrais américains », ceux qui travaillent et cotisent, tandis que le programme Obama Care est mal perçu de l’opinion publique car accusé de profiter aux immigrés et aux chômeurs au détriment des classes méritantes.

    Quant au slogan de « l’America first » il ne s'agit pas du tout d'une une idée nouvelle. Celui-ci remonte au moins à l’association isolationniste  de la fin des années 1930 qui militait pour la non-intervention des Etats-Unis dans la Seconde Guerre Mondiale. Ce slogan a ensuite était repris dans les années Nixon et Reagan. 

    Souvent accusé d’être en contradiction avec ses propos il semple que depuis le début de sa présidence Donald Trump veuille appliquer à la lettre les mesures pour lesquelles il a été élu : c'est le cas du décret anti-immigration, notamment.

    Maintenant, indépendamment des discours de campagne et même des premières décisions, il faut attirer l'attention sur les nominations de Trump à la maison blanche : elles vont radicalement à l’encontre de ses discours anti-élites et de ses promesses sociales.

    DEFINITIONS & PRECISIONS

    Populisme

    étymologie : du latin populus, peuple.

    En politique, le populisme désigne l'idéologie ou l'attitude de certains mouvements politiques qui se réfèrent au peuple pour l'opposer à l'élite des gouvernants, au grand capital, aux privilégiés ou à toute minorité ayant "accaparé" le pouvoir... accusés de trahir égoïstement les intérêts du plus grand nombre.

    Pour les "populistes", la démocratie représentative fonctionne mal et ne tient pas ses promesses. Prônant une démocratie plus directe, ils ont do