13 articles dans la catégorie Déséquilibres Régulation et Politique publique

loi du déversement & théorie du ruissellement

Par INES CUSSETPublié le 11 mars 2017 à 16:11 ♦ Mis à jour le 11 mars 2017 à 16:12

Le compte-rendu a été rédigé par Lucie Agnellet

BFM TV - Business — La librairie de l’éco — Emmanuel Lechypre — 1e février 2017

autour du livre de Gilbert Cette, Travailler au 21e siècle

Invités : 
Gilbert Cette 
Julien Dourgnon : ancien membre du cabinet d’A. Montebourg lorsqu’il était ministre du redressement productif. 


« Quelle nouvelle protection sociale pour répondre aux transformations du monde du travil provoquées par la mondialisation et la révolution technologique ? »

1e axe - La loi du déversement d’A. Sauvy : va t-elle encore être vérifiée ? 

Gilbert Cette: Les révolutions technologiques ont toujours suscité la peur des destructions d’emplois. Or, les faits « sont têtus » et montrent le contraire : le progrès technique augmente le nombre d’emplois. Une seule exception confirme la règle selon G.Cette : celle de la disparition de la sidérurgie et des mines en France, ou le déversement n’a pas pu avoir lieu en raison de la mise en place des pré-retraites (véritable catastrophe financière selon G.Cette) 
Ainsi, actuellement, des emplois sont menacés (notamment par l’essor de l’intelligence artificielle : qui est en capacité de remplacer l’humain). Mais, il y aura déversement, notamment dans le secteur du numérique et le secteur du service à la personne. (en pleine expansion)
Julien Dourgnon : Les progrès en matière d’intelligence artificielle créera des emplois, mais, leur nombre sera t il suffisant pour absorber les nouveaux arrivants sur le marché du travail ? De plus, la DIT n’est plus la même : les pays émergents deviennent de sérieux concurrents en matière d’innovation technologique. Ainsi, des emplois seront crées mais, où ? et quelle quantité ? 

2e axe -  théorie du ruissellement (les richesses se diffusent à l’ensemble de la société) et la qualité de ces nouveaux emplois 

Julien Dourgnon : Les services qui d’habitude ne sont pas vraiment concernés par le PT vont l’être. On est face à une « crise du salariat » : crise du capitalisme salarial. Aujourd’hui le salariat est le seul moyen d’accéder à un revenu primaire et à une véritable intégration sociale. Or 1/3 des salariés ne sont pas satisfait de leur situation (chomeurs, précaires…)  Il faut donc retirer le monopole du salariat sur l’accès au revenu et à l’intégration sociale.  Le contrat de travail qui garanti le lien de subordiantion avec l’employeur contre un revenu et une sécurité de l’emploi croissants ne sont plus respectés  
 Il faut ouvrir le salariat à de nouvelles formes de régulation. 

Gilbert Cette : les indépendants et les salariés doivent avoir les mêmes droits. Aujourd’hui un salarié à droit aux allocations chômage, et est reconnu par la justice, à la différence d’un indépendant. (Ex : Chez Uber, un chauffeur peut se faire « déconnecté » et ne dispose d’aucun moyen juridique pour contester la décision d’Uber) 

3ème axe - les solutions 

Gilbert Cette : La protection sociale et le droit du travail ne sont plus adaptés au marché du travail d’aujourd’hui. Pour cela, GC propose la création d’un « droit de l’activité professionnelle » qui consisterait à traiter de manière égale toute la population active quelque soit le statut. Les droits des salariés seraient les mêmes que ceux des indépendants.  Un droit modulé par accord en fonction des branches et des dépendances (UBER : pour cette entreprise, la mise en place de ces droits vaut mieux que de requalifier ses chauffeurs en salariés comme l’a fait le Royaume Uni)
Julien Dourgnon : Le revenu universel est la solution : les salariés doivent pouvoir retrouver un pouvoir de négociation. Le PT, la croissance doit bénéficier à l’ensemble de la société. De plus, ce revenu universel romprait avec l’idée d’un travail subit. Le travail serait alors choisi, et donc le travailleur serait plus productif. 
Mais se pose alors le problème de l’oisiveté ?  Non selon Julien Dourgnon : le travail est émancipateur (donc celui qui ne travaille pas s’exclu) + les retraités sont ceux qui s’investissent le plus dans les associations. 

Critique de Gilbert Cette : Le coût : la mise en place du revenu universel représenterait environ 20points de PIB qu’il faudrait mieux investir ailleurs (éducation, santé… )

Travail, logement, santé : priorité à la question sociale

Par INES CUSSETPublié le 05 mars 2017 à 15:08 ♦ Mis à jour le 05 mars 2017 à 15:09

Ce compte-rendu a été rédigé par Andréa Merle

France Culture — L’Économie en questions — Dominique Rousset — 4 mars 2017

les intervenants: Philippe Askenazy : directeur de recherche au CNRS et professeur à l’ENS
Pierre Madec : économiste à l’OFCE
Florence Jusot : professeur de sciences économiques à Paris-Dauphine et membre du Leda-Legos

les mots clés : discrimination, santé, couverture des soins, aides au logement, inégalités, État-Providence

le plan : 

1) Le travail : discriminations et santé au travail
2) La santé : enjeux, inégalités, prise en charge
3) Le logement : réflexion sur les APL

Le salaire minimum est-il destructeur d'emplois ?

Par INES CUSSETPublié le 23 nov. 2016 à 17:43 ♦ Mis à jour le 23 nov. 2016 à 17:56

C'est l'hypothèse qu'une étude empirique conduite dans l'Etat du Maine déploie.

 

David A. Macpherson du Trinity College de San Antonio (Texas) et son collègue William E. Even (de l'Université de Miami)

publient pour l'Institut des politiques de l'emploi de Washington un papier alarmiste pour les emplois peu qualifiés.

 

Les électeurs du Maine n'ont pas suivi leurs recommandations le 9 novembre.

 

 

Vertigineux dangers du quantitative easing

Par INES CUSSETPublié le 23 nov. 2016 à 17:37 ♦ Mis à jour le 23 nov. 2016 à 17:41

Desmond Lachman de l'American Enterprise Insitute

met en garde la nouvelle Administration américaine contre les dérives du quantitative easing : l'enjeu décisif des mois qui viennent.

 

source : la bibliothèque de l'éco, 19/11/2016 — BFM

 

 

Elie Cohen - L'Etat brancardier

Par INES CUSSETPublié le 08 oct. 2016 à 22:01 ♦ Mis à jour le 08 oct. 2016 à 22:29

L'État brancardier d'Alstom…c'est un scénario qu'on a vu et revu depuis trente ans…Qu'en est-il les politiques publiques dans le contexte de la désindustrialisation ?

Dans la bibliothèque il y a un classique d'Elie Cohen L'Etat brancardier, 1989

 

 

BFM - La librairie de l'éco, 23 septembre 2016

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