des dividendes records sur les sociétés du CAC 40 - au-delà des clichés

Catégorie : La mondialisation économique et financière

La chronique a été rédigée par Florentin Gusmini

France Culture — Le billet économique — Marie Viennot — 22 Février 2017

les mots clés : Dividendes, actionnaires, entreprises, fiscalité, études

le plan:

  • Relativiser l’étude de la société de gestion britannique
  1. Cette étude donne un INDEX, ce n’est donc pas la transcription de la réalité
  2. Tout est une question de taille de l’échantillon
  3. Cependant les grandes entreprises françaises sont malgré tout assez généreuses avec leurs actionnaires
  • Une augmentation encore une fois a replacé dans son contexte
  1. Un retour au niveau de 2014
  2. Loin du record de 2011…quand le CICE n’existait encore pas
  3. La relation dividendes-bénéfices
  4. (Nouvelles possibilités pour acheter ses actions)

 

La France est la championne d’Europe des versements de dividendes en 2016 (54MM$). Les candidats à la présidentielle devraient se ruer sur l’opportunité pour mettre en avant les capacités des entreprises à payer plus d’impôts.

Cette étude biannuelle de l’évolution  des dividendes dans le monde (Henderson Global Dividend Index) a été conduite par une société de gestion britannique, Henderson Global Investors.

Mais étant un index, cette étude raisonne sur un échantillon d’entreprises et pas sur la totalité (comme le fait l’INSEE..) ce n’est donc pas une transcription de la réalité.

Sur les 1200 plus grandes entreprises par capitalisation boursière comprises dans cet index, 49 sont françaises, plus que n’importe quel autre pays d’Europe (7 de plus que l’Allemagne), ce qui peut expliquer que le résultat (somme des dividendes) soit également plus élevé.

En 2016, la France a rémunéré 10% de plus ses actionnaires qu’en 2015 (54MM$ contre 36MM$ pour l’Allemagne), mais seulement pour atteindre le niveau de 2014 puisqu’entre 2014 et 2015 la rémunération des actionnaires avait baissé de 13%.

De plus, ce chiffre reste encore loin du record de 2011 avec 62MM$ de dividendes.

Or en 2011, le CICE (Pacte de Responsabilité) n’existait pas, donc les entreprises n’ont pas attendu l’argent du CICE pour être généreuse avec leurs actionnaires (c’est une réponse aux critiques du CICE).

Il existe en revanche des cas où les dividendes sont supérieurs aux bénéfices ce qui pénalise considérablement les capacités d’investissement des entreprises mais l’index ne donne pas de chiffres sur ce point.

Certains actionnaires s’opposent même à leur rémunérations qu’ils considèrent trop élevée pour le bien de l’entreprise.

Il est possible d’acheter des actions la veille ou l’avant-veille de leur versement mais ces dividendes seront taxés à 40%.

Certaines banques pratiquent d’ailleurs le « prêt emprunt titre »  (=share lending) : on prête ses actions au moment du versement pour ne pas le toucher et ainsi ne pas être taxé, cela passe souvent par des structures au Luxembourg ;

https://www.franceculture.fr/emissions/le-billet-economique/au-dela-des-cliches-sur-les-dividendes-records-en-france

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par INES CUSSET le 11 mars 2017 à 14:28

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