Economie

les "dessous" de la dette

Par INES CUSSET, publié le samedi 9 janvier 2016 16:54 - Mis à jour le vendredi 19 janvier 2018 19:09

compte-rendu rédigé par Jeanne Parret, EC1

France Culture - Marie Viennot - Culture Éco

8 janvier 2016

 "La finance aime (toujours) la France"

La France est attractive sur les marché financiers : c'est là que l'État emprunte pour financer le déficit et la dette.

Qui sont les acheteurs de cette dette ? investisseurs français, étrangers, banques centrales, assurances, mutuelles...

Ainsi le 7 janvier, la France a pu emprunter 8 milliards 999 millions d'euros

En effet, l'inquiétude concernant la Chine et la baisse des bourses favorisent cet emprunt. La France apparaît (comparativement, donc) comme une valeur sûre: les créanciers sont sûrs d'être remboursés.

Les taux d'intérêts auxquels la France emprunte sont très bas ( 0,86% pour les emprunts à 10 ans)

De 2000 à 2007, les taux d'intérêts étaient bien supérieurs (autour de 4%).

La baisse des taux d'intérêts a fait faire des économies considérable à la France, le remboursement des intérêts étant le 2ème poste de dépense budgétaire : 44 milliards d'euros prévu pour 2016.
 

Comment la France fait-elle pour emprunter ?

Elle émet des titres obligatoires sur les marchés financiers (obligations, produits financier/bons). Dans le cas d'un État comme émetteur, on parle de bons du trésor, d'obligations d'État ou de titres de dette souveraine.

Cette émission de bons est piloté par l'Agence France Trésor. On dit de la dette française qu'elle est « profonde et liquide » ; cela signifie que la France n'a pas de mal à trouver des acheteurs/vendeurs). De surcroît, depuis 2015, la BCE achète des bons du trésor français.

La France emprunte tous les lundi après midi à court terme, le 1er jeudi du moins à long terme, et le troisième jeudi du mois à moyen terme.

Le montant de l'emprunt prévu pour 2016 est de 198 milliards; c'est le record sur les 10 dernières années. On emprunte de plus en plus car il faut emprunter pour l'année à venir et pour rembourser les anciens prêts qui arrivent à échéance. Dans le jargon de la finance on appelle cela "la cavalerie": il a fallu  par exemple payer 2 milliards d'euro d'intérêts  en 2015. 

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