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Testez-vous !…Tocqueville

Par INES CUSSETPublié le 22 déc. 2016 à 11:29 ♦ Mis à jour le 07 janv. 2017 à 21:13

Vous avez envie de vous tester sur les exercices des écoles de commerce…pour savoir si vous vous sentez capable de rentrer dans la logique de cette formation exigeante.

Vous trouverez un texte de Tocqueville en pièce jointe. Essayez de le résumer en 250 mots…ce n'est pas un exercice facile.

Puis remplissez le questionnaire suivant si vous voulez recevoir le corrigé de votre travail.

 

Comme expliquer notre goût pour l'Orient ?

Par INES CUSSETPublié le 07 janv. 2017 à 07:44 ♦ Mis à jour le 07 janv. 2017 à 07:49

 

 

Voici un portrait à l'encre de Lao Tse.

 

Pourquoi l'Occident, depuis cinquante ans s'intéressent-ils autant à ce "vieil enfant".

Qu'est-ce que cela révèle de notre modernité occidentale ?

Maître Lao est pourtant contemporain des présocratiques grecs (6e siècle av JC.)

Pour lever les malentendus les plus fâcheux et pointer les subtilités résistant à nos manières ordinaires de penser, vous pouvez suivre pas à pas l'exposé d'Alexis Lavis (50 mn).

 

ce lien pourra être suivi jusqu'au 31 décembre 2019

 

L’éparpillement et la confusion engendrent l’excès, qui engendre à son tour le trouble et la peine. Or, il n’y a pas de remède à ce genre de trouble. Jadis, les hommes accomplis se laissaient d’abord pleinement habiter par la Voie et ensuite seulement ils tentaient d’y faire séjourner les autres êtres. Si tu n’es pas pleinement habité par la Voie, comment te serait-il possible de rectifier les actes d’un tyran ?

Sais-tu véritablement comment l’on devient infidèle à la Voie ? Sais-tu seulement où l’intelligence prend sa source ? Le souci du renom détruit la fidélité à la Voie et l’intelligence s’origine dans un combat. La renommée, c’est la mise à bas des hommes entre eux, et l’intelligence est l’arme de cette lutte. Gloire et intelligence sont des choses bien funestes dont il faut se déprendre pour garder ses pas sur la Voie.

Quand bien même tes dispositions seraient belles, ta foi parfaitement ferme, ta réputation sublime et tes qualités d’argumentateur bien aiguisées, si tu ne comprends pas l’esprit des hommes, ta volonté de remettre un tyran dans le droit chemin à l’aide de sermons n’est qu’une façon d’utiliser sa vilenie pour mettre en valeur ton excellence et assurer ta propre gloire. Humilié, le prince te déclarera nuisible aux hommes et on te nuira en retour pour cette raison. Et suppose qu’il soit le genre de souverain qui apprécie le talent et méprise les hommes de peu, comment pourras-tu te distinguer parmi les esprits brillants qui l’entourent ? Si tu n’oses plus lui adresser aucun reproche, ce prince continuera à écraser les autres et nourrir ainsi son triomphe. Impressionné, tu finiras par te soumettre, ne sachant plus quoi répondre et adoptera sa façon d’agir. À terme, ton cœur même sera corrompu. »

Zhuangzi,

Le Livre intérieur, Livre IV,

traduction d'Alexis Lavis, dans La Voie du Tao, Pocket, 2010, p.67-68

Hériter de l'Antiquité ? l'exemple étonnant de Lucrèce !

Par INES CUSSETPublié le 06 janv. 2017 à 09:56 ♦ Mis à jour le 06 janv. 2017 à 09:59

On dit souvent que la Renaissance redécouvre les textes de l'Antiquité et reconstruit sur leur lecture une nouvelle conception du monde, une nouvelle civilisation, même.

Ce propos général mérite d'être illustré précisément. Ce n'est pa seulement la Renaissance qui "fait son miel" en lisant les Anciens c'est aussi l'âge classique et les Lumières en profiteront encore.

C'est sur l'exemple de Lucrèce, poète latin du 1er siècle avant notre ère, que la démonstration est faite ici par Patrick Dendrey. 

Notre programme dit bien qu'il faut travailler sur "l'héritage de la pensée grecque et latine" : en voilà une magistrale illustration.

Car l'œuvre de Lucrèce a été soigneusement écartée par le christianisme naissant. Redécouverte un peu par hasard par le Pogge à la fin du XVI°, l'œuvre du poète épicurien connaît au XVII° une postérité à la fois étonnante et, en même temps, toujours souterraine.  Bien sûr le poète-philosophe a séduit athées et libertins, mais aussi plus largement des auteurs très connus: Molière et La Fontaine.

C'est sur la puissance poétique de cette œuvre et le rapport qu'elle nous invité, comme œuvre poétique à avoir avec le réel, que Patrick Dandrey insiste.

Professeur de littérature française du XVII° siècle à l’Université Paris-Sorbonne, Patrick Dandrey a conduit une étude suivie de la réception des textes antiques. Dans l'ouvrage présenté ci-dessous, c'est l'éloge paradoxal qui lui sert de fil directeur.

Le lien vers cette émission sera disponible jusqu'au 31 aout 2016.

La religion est-elle un concept illusoire ?

Par INES CUSSETPublié le 05 janv. 2017 à 08:00 ♦ Mis à jour le 05 janv. 2017 à 08:02

La religion offre une consolation à notre détresse et à notre angoisse, en laissant, notamment, espérer un au-delà après la mort.

Mais cette consolation a un prix : elle crée de l'illusion, dit Freud.

Freud propose dans l'Avenir d'une illusion un tableau optimiste de la fin des religions.

Il évoque la possibilité de surmonter notre angoisse en découvrant le "Dieu Logos", c'est-à-dire la parole — et selon toute vraisemblance, la parole psychanalytique.

Vous pouvez découvrir les linéaments de son intuition en suivant ce lien.

 

Ce lien sera actif jusqu'au 31 août 2019

 

 

 

Les représentations religieuses, qui se donnent pour des dogmes, ne sont pas des précipités d’expériences ni des résultats d’une pensée, ce sont des illusions, des accomplissements des désirs les plus anciens, les plus forts, les plus urgents de l’humanité ; le secret de leur force est la force de ces désirs. Nous savons déjà que c’est l’effrayante impression de désarroi chez l’enfant qui a suscité le désir de protection – protection par l’amour – qu’a comblé le père, et que c’est la notion de la persistance de ce désarroi tout au long de la vie qui a fait se raccrocher à l’existence d’un Père – mais désormais plus puissant. Du fait de l’action bienveillante de la providence divine, l’angoisse devant les dangers de la vie est apaisée, l’instauration d’un ordre éthique du monde assure que s’accomplisse l’exigence de justice restée si souvent inaccomplie au sein de la civilisation humaine, le prolongement de l’existence humaine par une vie future fournit le cadre spatial et temporel dans lequel sont censés avoir lieu ces accomplissements de désirs. Certaines réponses à des énigmes qui se posent au désir humain de savoir, comme celle de la naissance du monde et celle du rapport entre le corps et l’âme, sont développés selon les présupposés de ce système ; c’est un immense soulagement pour la psyché individuelle, lorsqu’elle est débarrassée des conflits infantiles issus du complexe du père et jamais entièrement surmontés, et qu’ils sont réorientés vers une solution admise par tous. »

Freud 

L’Avenir d’une illusion (1927), chapitre VI

traduction Bernard Lortholary,

éditions du Seuil, collection Points, 2011.

Confucius : il faut éduquer l'homme

Par INES CUSSETPublié le 04 janv. 2017 à 13:36 ♦ Mis à jour le 04 janv. 2017 à 13:37

 

 

 

Qu'est-ce que la pensée de Confucius peut apporter comme contre-point pour mettre en perspective notre culture Occidentale ?

 

La réponse en cinquante minutes 

avec un jeune philosophe comparatiste, Alexis Lavis.

 

Ce lien sera actif jusqu'au 31 décembre 2019

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