Sciences humaines

Hériter de l'Antiquité ? l'exemple étonnant de Lucrèce !

Par INES CUSSET, publié le vendredi 6 janvier 2017 09:56 - Mis à jour le vendredi 6 janvier 2017 09:59

On dit souvent que la Renaissance redécouvre les textes de l'Antiquité et reconstruit sur leur lecture une nouvelle conception du monde, une nouvelle civilisation, même.

Ce propos général mérite d'être illustré précisément. Ce n'est pa seulement la Renaissance qui "fait son miel" en lisant les Anciens c'est aussi l'âge classique et les Lumières en profiteront encore.

C'est sur l'exemple de Lucrèce, poète latin du 1er siècle avant notre ère, que la démonstration est faite ici par Patrick Dendrey. 

Notre programme dit bien qu'il faut travailler sur "l'héritage de la pensée grecque et latine" : en voilà une magistrale illustration.

Car l'œuvre de Lucrèce a été soigneusement écartée par le christianisme naissant. Redécouverte un peu par hasard par le Pogge à la fin du XVI°, l'œuvre du poète épicurien connaît au XVII° une postérité à la fois étonnante et, en même temps, toujours souterraine.  Bien sûr le poète-philosophe a séduit athées et libertins, mais aussi plus largement des auteurs très connus: Molière et La Fontaine.

C'est sur la puissance poétique de cette œuvre et le rapport qu'elle nous invité, comme œuvre poétique à avoir avec le réel, que Patrick Dandrey insiste.

Professeur de littérature française du XVII° siècle à l’Université Paris-Sorbonne, Patrick Dandrey a conduit une étude suivie de la réception des textes antiques. Dans l'ouvrage présenté ci-dessous, c'est l'éloge paradoxal qui lui sert de fil directeur.

Le lien vers cette émission sera disponible jusqu'au 31 aout 2016.

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